MARINE LE PEN

« Une personne positive [au Covid-19], à l’isolement chez elle, disposera de moins de droits qu’un terroriste islamiste assigné à résidence »

Le mercredi 21 juillet 2021, la présidente du Rassemblement National, Marine Le Pen, expliquait dans une vidéo diffusée sur sa chaîne Youtube qu’ « une personne positive [au Covid-19] , à l’isolement chez elle, disposera de moins de droits qu’un terroriste islamiste assigné à résidence ». Elle expliquait que devant ce constat, les députés de son parti voteraient contre le projet de loi sanitaire discuté alors à l’Assemblée nationale.

L’équipe du « Vrai du faux » a voulu vérifier la véracité des propos de Mme Le Pen.
Les journalistes ont comparé les dispositions prévues dans le projet de loi sanitaire et dans la loi de 2017 sur la lutte contre le terrorisme. Si dans les deux cas il existe bien un isolement imposé, il apparaît très vite qu’ils n’observent pas les mêmes critères. Tout d’abord, l’isolement sanitaire est requis pour des motifs scientifiques, à savoir un test positif au Covid-19, alors qu’une assignation peut-être décidée sur la base du soupçon judiciaire.

Le « Vrai du faux » a ensuite comparé les conditions d’isolement données par les lois dans les deux cas. Si la personne isolée pour raisons sanitaires doit rester chez elle, alors que l’assigné à résidence peut se déplacer à l’intérieur de sa commune, la durée n’est pas la même, et les sanctions en cas de non-respect de l’isolement non plus. Ainsi, l’isolement sanitaire dure généralement 10 jours, contre un an pour l’assignation à résidence. Au niveau des sanctions, si rompre son isolement sanitaire équivaut à une amende de 1 500 euros maximum, le non-respect d’une assignation à résidence peut entraîner 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Les propos de Marine Le Pen sont donc faux.

Pour écouter le podcast et lire l’article du « Vrai du faux » de France Info dans son intégralité, c’est ici :

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