MARLÈNE SCHIAPPA

« Certes, des camps sont régulièrement démantelés, mais de telles mesures sont prises avant tout pour mettre les personnes à l’abri »

Au lendemain d’une interpellation du chef de l’État, le 25 octobre 2021, sur le sort des grévistes de la faim réclamant un moratoire sur les campements illégaux, Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, a renchéri lors d’une séance de questions au gouvernement : « Certes, des camps sont régulièrement démantelés, mais de telles mesures sont prises avant tout pour mettre les personnes à l’abri dans des centres d’accueil et d’examen des situations administratives où des solutions leur sont proposées. »

Les propos de la ministre ont déclenché l’ire des militants présents sur le terrain des expulsions. Pour exemple, le Human Rights Observers (HRO) a rapporté que « 97,6% des expulsions n’ont pas été suivies de mise à l’abri effective à Calais », en 2020. Un constat corroboré par « CheckNews » qui passe en revue les différentes observations et études d’institutions produites. Plus problématique encore, les enquêtes de flagrance permettant aux forces de l’ordre d’expulser les individus installées illégalement, au titre de la cessation d’une infraction, ne sont pas considérées comme des expulsions. La procédure se déroule donc sans l’aval du juge et de la préfecture mais surtout sans solution de transports et d’hébergement mise en place.

Les propos de Marlène Schiappa sont donc faux.

 

Pour lire l’article de « CheckNews », du journal Libération, en intégralité, c’est ici :

 

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