FRANÇOIS ASSELINEAU

« Les machines à voter sont un des moyens connus pour truquer les résultats électoraux »

Mardi 16 février 2021, le gouvernement a déposé un amendement devant le Sénat afin d’utiliser le vote par anticipation pour l’élection présidentielle de 2022. Certains bureaux de vote pourraient ainsi être dotés de machines pour voter avant le scrutin. Cette perspective a suscité de vives réactions parmi les politiques, dont François Asselineau, président de l’Union populaire républicaine. Selon lui, « les machines à voter – a fortiori par anticipation – sont un des moyens connus pour truquer les résultats électoraux ».

Contacté par Franceinfo, le ministère de l’Intérieur assure que « les risques de fraude ou de défaillance n’ont jamais été avérés sur les anciens modèles de machines à voter (toujours utilisés) ». Le ministère avance que seule une intervention manuelle lourde sur la machine pourrait permettre une fraude.

Si des cas de fraudes n’ont jamais été avérés, le risque a été démontré par plusieurs études américaines. En 2006, des scientifiques de l’université de Princeton ont réussi à pirater un ordinateur de vote en une minute. Interrogé par Franceinfo, le chercheur au CNRS, Pierrick Gaudre, rattaché au laboratoire de recherche en informatique de l’université de Nancy reconnaît que « sécuriser le vote sur des machines et sur internet est extrêmement difficile ».

Les propos de François Asselineau sont donc vrais.

Pour lire l’article du « Vrai du faux » de Franceinfo, c’est ici :